Blog PMA·IAC 1

En mode IAC : contrôle folliculaire

Octobre 2015 : IAC, c’est parti !
Petit retour en arrière : nous voilà à l’aube du J11, celui où je vais enfin savoir où en sont mes follicules.
Comme c’est un matin où je ne travaille pas (béni sois-tu, J11), je ne me presse pas. Car dans mon centre PMA, il n’y a pas de rendez-vous horaires pour le contrôle folliculaire. Toutes les filles se pointent entre 7h et 9h du matin et enchaînent les unes derrières les autres échos et prises de sang. Autrement dit dès 7h du mat, c’est la bérézina (la plupart se pointant dès l’ouverture, espérant éviter d’arriver trop en retard au boulot…).
N’ayant pas cette pression, j’arrive tranquillement à 8h30, pensant que le gros de la troupe sera déjà passé. Sauf que pas vraiment en fait…

Je décroche le numéro 439 (comme à la sécu ou à la préfecture, on doit prendre un ticket pour attendre notre tour). La salle d’attente est bondée, ça déborde dans le couloir. Les plus chanceux sont assis, les autres patientent debout. Il s’agit majoritairement de filles seules. Je repère aussi quatre ou cinq couples, et deux ou trois hommes seuls.
On appelle le numéro 425. Génial, il reste quatorze personnes devant moi… On appelle aussi des gens par leur nom (les couples qui touchent du doigt le Saint Graal j’imagine, et qui sont là pour leur insémination ou leur transfert). Je finis par me dégoter une place, et sort mon livre de mon sac. L’ambiance n’est pas à la franche rigolade, personne ne se parle, tout le monde semble tendu. J’imaginais qu’on se serrerait les coudes puisque après tout, on est tous la pour la même chose… Mais non. In Real Life, tout est plus hostile que sur la toile.
Soudain, la machine s’enraille. 431 ne répond pas à l’appel, 432 et 433 non plus. Une petite maligne en profite pour doubler les autres (sacrée 438). Le temps que 434 et sa suite s’en rendent compte, elle a déjà disparu derrière une porte. Ca râle un peu, mais il n’y a pas de coup d’éclat. J’en reste abasourdie. Ainsi donc on en est là, même entre nous !
Les appels de numéros fusent, il y a plein d’absentes, je me demande où elles sont passées. L’espace d’un instant, j’ai envie de rire : j’ai l’impression qu’on joue au loto et qu’on espère toutes secrètement avoir tirer le bon numéro (ce qui, je réalise, s’applique en fait à l’ensemble de la PMA et pas juste à cette salle d’attente…).

C’est enfin mon tour. Je suis une petite dame asiatique jusqu’au bout du couloir. Elle parle tout doucement avec un fort accent. Je comprends la moitié des trucs qu’elle me raconte, et la configuration de la pièce ne m’aide pas : il n’y a qu’un seul écran, tourné vers elle. Je ne vois donc rien de ce qu’elle voit. Je finis par deviner (en la faisant répéter) qu’il y a un beau follicule de 15 mm sur mon ovaire gauche et que mon endomètre est bien (je crois entendre 8,5, mais rien n’est moins sur).
Elle me laisse seule pour me rhabiller. Les fesses encore à l’air, je me rue sur l’écran pour vérifier : tout correspond à ce que j’ai cru entendre (sauf l’endomètre mentionné nul part). J’enfile mes vêtements (un de ces jours il faudra que je vous parle du dress-code de la PMette, qui ne choisit pas ses habits au hasard puisqu’elle passe la moitié de son temps à les enlever – à chaque rendez-vous hein, c’est pas qu’elle soit exhibitionniste de nature…)
J’ai le cœur tellement léger que j’en oublierais presque d’attendre à nouveau mon tour pour la prise de sang. J’ai du mal à réaliser que le Gonal f a si bien caché son jeu : aucun effets secondaires mais du bon boulot. A croire qu’il a « réparé » ce qui n’allait pas chez moi, sans toutefois en faire trop.

Je sors enfin de l’hôpital : prendre l’air me fait du bien. Comme au temps des stimulations, mon premier réflexe est d’envoyer un message à Psychoti, puis d’appeler ma mère. En l’espace de cinq mois rien n’a changé. Je reprends ma routine là où je l’avais laissée.
Sur le chemin du métro, des petits pots « porte-chance » attirent mon regard à travers une vitrine : des trèfles à quatre feuilles à faire pousser. Sans vraiment réfléchir, j’entre dans la boutique. Pour le moment, tout se passe bien, mais autant mettre tous les atouts de notre côté…

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