Blog PMA

OMPK ? Ptêt’ ben que non !

Août 2015 : C19
Il était une fois une fille qui se croyait ompk… et qui découvre subitement qu’elle ne l’est plus vraiment.
Il était une fois une fille qui avait régulièrement des règles mystères, et qui apprend que son endomètre est hyperechogène à un moment du cycle où il ne devrait pas (hyper-quoi ?!).
Il était une fois une fille qui ne savait plus très bien où elle en était dans son infertilité et qui n’y comprenait plus grand chose…

Voilà voilà. Ca fait parti des rebondissements de l’infertilité. Parce que la vie n’est pas figée, parce que les choses changent, parce que nos corps évoluent. Sauf qu’on ne s’y attend pas. Une fois le diagnostique posé, on réunit les armes et on se bat. Sans s’imaginer une seconde qu’un jour, on changera peut-être d’adversaire.
J’ai été faire « l’écho du troisième jour » (tout le monde l’appelle ainsi, alors qu’en réalité elle peut être faite du deuxième au cinquième jour du cycle – pendant les règles, oui, oui) pour vérifier mon utérus, mon endomètre et mes ovaires. Une simple formalité, une broutille, une redite par rapport à tout ce qui m’a déjà été fait. Mais comme c’est la procédure de l’hôpital et que c’est obligatoire pour le dossier de la IAC… C’est reparti pour un tour ! De toute façon entre nous, une écho de plus ou de moins…

La gentille dame a fait des mesures dans tous les sens, commentant tout ce qu’elle faisait en direct. C’était sympa, ça me permettait de bien suivre.
Après avoir regardé ma cavité utérine en long, en large et en travers (tout va bien, merci), elle s’est attaquée à mes ovaires : de taille normale, douze follicules pour l’ovaire gauche, dix pour le droit. Autrement dit, pas assez pour me cataloguer ompk. Je suis à la limite, c’est vrai, mais en dessous de douze, elle est formelle, les ovaires sont considérés comme normaux.
Devant mon incrédulité, elle me glisse dans un sourire « c’est agréable parfois d’être dans la norme, n’est-ce pas ? ». Je manque de lui répondre qu’à un follicule près, je basculais du côté obscure. Mauvaise foi mise à part, je suis bien forcée d’admettre que la situation s’est franchement améliorée. Il y a un peu moins d’un an, le Glaçon m’en avait comptabilisé respectivement dix-huit et quinze. Elle me dit que cela arrive, d’autant plus fréquemment après les stimulations et les bouleversements hormonaux qu’elles provoquent. Je lui parle de l’Inofolic et lui demande si ça a pu jouer, elle me répond que c’est possible, effectivement. Tout ce qui touche aux hormones est susceptible de modifier le fonctionnement de nos ovaires.

Elle continue ses pérégrinations. J’essaie de la suivre et de rester concentrée, mais une part de mon cerveau me distrait car il explose de pensées optimistes (« Inofolic + insuline maîtrisée = recette miracle ») et se lance dans des prévisions folles (« ovaires normaux = ovulation au top = bébé bientôt »).
Elle lorgne à présent du côté de mon endomètre. Je redescend vaguement sur terre car ce qu’elle voit n’a pas l’air de lui plaire. Elle ne fait plus trop de commentaires, et me redemande plutôt la date de mes règles. Sentant le coup venir, je lui explique la situation : trois cycles de suite* que mes règles jouent à cache-cache avec mes nerfs, se montrent en pointillés pour n’arriver véritablement qu’à J4. Je lui confie que j’ai d’ailleurs eu un doute au moment de prendre rendez-vous, car je ne savait pas trop ce qui devait être considéré comme un J1…
Elle m’explique qu’il y a un décalage entre mes ovaires et mon endomètre : eux sont effectivement déjà à J4, mais lui est seulement à J1. Il est encore très épais, exactement comme il est censé l’être au tout début des règles. Ce qui pose problème car plus il tarde à s’autodétruire, plus il tarde à se reconstruire. Autrement dit il ne sera pas prêt du tout quand sonnera l’heure de la nidation potentielle (les rêves de mon pauvre petit cerveau s’effondrent : « endomètre défectueux = pas d’implantation = pas de bébé »). Elle n’a pas tellement d’explications sur le pourquoi du comment, ne me dit pas non plus ce qu’il convient de faire pour que ça s’arrange. Elle, son job, c’est l’imagerie médicale. Pour le reste, il faut voir quelqu’un d’autre.

Voilà où j’en suis. Des ovaires en bien meilleure forme que je ne le soupçonnais, mais un endomètre à la traîne. J’aimerai comprendre, j’aimerai savoir s’il y a quelque chose à faire dès maintenant, j’aimerai qu’on me dise si ça va changer le protocole de la IAC à venir. Mais c’est le mois d’août, notre médecin PMA est en vacances et je ne sais pas qui contacter. Une petite voix me glisse que ce n’est peut-être pas plus mal. C’est la voix de la lassitude, celle qui a en un peu marre que je parte au quart de tour pour un rien, celle qui aimerait qu’on laisse les choses évoluer d’elles-mêmes, pour une fois.
Je crois qu’exceptionnellement je vais écouter cette petite voix-là. D’autant que nous sommes en vacances à la fin de la semaine : une dernière escapade avant la IAC, histoire de recharger nos batteries et être prêts à affronter les évènements à venir. Tant pis si je reste dans le flou, tant pis si je ne comprends plus grand chose à mon corps. On verra tout ça à la rentrée. En attendant, cap sur les vacances, mes capsules d’Inofolic dans la poche et mes ajustements alimentaires dans un coin de la tête (sait-on jamais, c’est peut-être vraiment ça qui a amélioré les choses !).

*La première fois, je ne t’en ai pas parlé car j’étais en vacances en Grèce. Et en rentrant, je me suis dit que c’était sûrement les restes des stimulations qui me jouerait des tours, pas de quoi en faire un drame… Sauf que ça a recommencé le cycle suivant (la bonne blague de mon Endomètre et du Cap’taine Hypothalamus), et rebelote ce cycle-ci… Peut-on toujours accuser les traitements ?!

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