2- Essais nature·Blog PMA

Rencontre avec un Glaçon

Juin 2014 / C5-J5
Les avis sur Internet étaient unanimes : gynécologue très compétente, spécialisée en infertilité, mais aussi froide qu’un glaçon. Je confirme. Pas un sourire, pas un mot d’encouragement, rien de vraiment humain dans notre échange. Je suis un « cas » à traiter plus qu’une patiente. On fera avec, tant pis, je trouverai le soutient moral auprès de mes proches et des copinautes.
Seulement six mois que j’ai arrêté la pilule (et cinq que je suis en essais) alors je redoutais un peu le « ça prend du temps, la moyenne est d’un an, il ne faut pas s’inquiéter… ». Je n’ai pas eu droit à cette petite leçon de morale, car quand je lui ai décrit mes trois derniers cycles, elle a confirmé un problème. Elle m’a prescrit de la progestérone à prendre en dernière partie de cycle (après l’ovulation) pour allonger cette phase lutéale si courte. Si dans trois mois toujours rien, nouveau rendez-vous pour des examens plus complets.

En toute sincérité, je suis plutôt surprise. Après tout ce que j’avais lu sur Internet (ma Bible, ma référence, mon Vidal personnel), je m’attendais à ce qu’elle me demande de faire une courbe de température. Et toujours pour les novices, petite explication ! La courbe sert à repérer l’ovulation. Bon nombre de gynéco ne font absolument pas confiance aux tests, et préfèrent la bonne vieille méthode (très contraignante) de la température (qui pourtant n’est fiable qu’à 75% alors que les tests le sont à 92%. Doit y avoir une logique là dedans qui m’échappe…). Cela consiste à prendre sa température tous les matins au réveil, à la même heure, avant même d’avoir posé le pied par terre. Oubliez donc les grasses matinées et les envies pipi à 6h du mat. Tel un vaillant soldat, vous prendrez cette maudite température sans faillir, tout le cycle durant ! Mais il semble que, pour une raison inconnue, je vais y échapper. Le Glaçon aurait-t’elle une vision plus moderne que nombre de ses confrères ?! Je ne vais pas m’en plaindre ! Même si ça me laisse dubitative.

Une autre question m’a également traversé l’esprit. Pourquoi me donner un traitement et effectuer les examens après ? J’ai l’impression de raisonner à l’envers… Ne serait-ce pas plus simple de chercher d’abord ce que j’ai ? Là par contre, le Galçon est dans la mouvance générale. Quand je vois le nombre de filles qui se retrouvent à prendre trois mois de duphaston (ou utrogestan, ou autres cousins aux noms barbares qui dissimulent juste de la progestérone) avant d’avoir effectué le moindre examen… Il semble que ce soit une pratique courante. Etrange, mais courante.

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